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    September 30

    Dans les bras de l'autre

    Dans les bras confortables de l’autre, la tête nichée dans la chaleur d’un cou qui tombe à point nommé pour ne plus croiser son regard, ce regard de l’autre qui attend un don, la lumière d’une porte qui s’ouvre sur un paradis blanc, une eau enfin lavée d’infimes pollutions, de piètres particules paralysant le tout, plombant de paillettes luisantes comme l’acier d’une lame une vie désormais en suspens. Dans les bras de l’autre qui désirent ce qu’elle ne peut offrir, elle a soudain envie de pleurer, sans bien savoir pourquoi. Comme la mort frappe un être parmi cent au hasard des âges et des trésors cachés dans l’âme de chacun, le chagrin s’est déposé sur elle en bruine éparpillée. Inaccessible à l’autre, aux yeux de l’autre où des étoiles filantes ont répandu des vœux à saisir à pleines mains et sans l’ombre d’un doute, elle regarde un autre ciel,  noir et vide comme le serait un stylo, qui, à force de servir la volonté d’un cœur aurait laissé sa peau.

    Elle s’est gavée des astres pour être légère comme le ciel qui les porte et envelopper sa vie d’une atmosphère tamisée où les angles aiguisés s’arrondissent. Mais maintenant, désastre, il n’y a plus d’étoiles. Elle a tout pris pour un temps qu’elle ne sait pas quantifier et le temps n’attend pas, personne, tout juste s’il accepte de s’ouvrir, quelquefois, pour nous laisser passer le seuil d’un sommeil qui redessine l’enfance sur nos visages vrais.

    De l’autre, elle ne retient que la chaleur d’une peau qu’elle transpose dans l’obscurité caniculaire d’une salle de son imagination, une discothèque au dance-floor agité, possédé par un afflux compact de corps vibrionnant et où elle se fondrait dans la foule inconnue comme un plastique transparent se dissout dans les flammes, sans autre trace qu’une odeur de principe. Là, aérienne et souveraine d’une disparition inventée pour la cause, elle laisserait les battements de son cœur s’accorder avec joie au rythme d’une musique répétitive semblant figer le temps dans un cercle serré dont plus rien ne déborde, ni passé ni futur, ni rêves poussiéreux sources de quelques peurs. Sur son terrain de jeu, si petit que parfois quelques pieds s’y chevauchent, si énorme que souvent des horizons s’y croisent, elle ne serait qu’un corps à l’indiscipline d’une transe improvisée. Il n’y aurait plus qu’elle, absente mais amarrée, les gens comme un décor pour l’anonymat du mélange, la cachette de l’oubli, trop de choses à suer qui ne sont plus à taire, elle hurlerait sa chair pour mincir le silence, sans autre voix pourtant que des mouvements égaux dépourvus de conscience.

     

    Pour vivre heureux, vivons cachés.  

    September 24

    Et la vie passe...

     
                                                                         AVANT                                                                         APRES

     1208111786

    September 18

    Rencontre

     

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    September 15

    Une pensée

     

    L'amour a quelquefois des airs de torchons sales que nous aurions trop souvent oublié de laver