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    July 29

    Mes raccourcis (a.k.a Barbaraccourcix)

     

    Je fixe le blanc des pages et il y a tant de choses et j’aimerais te voir alors j’essaie d’écrire. La vie est mouvement et les écrans simulent et tu ne peux pas l’aimer parce que sinon tu mens. On se fie se méfie se rapproche en 2D mais jamais deux sans trois et encore moins cachés. Je l’envie quelquefois quand la ligne est coupée à quoi ressemble t-elle et pourtant tu reviens. Un choix mieux qu’un principe et un deux trois soleil est-ce infidélité que d’être fidèle à soi. Quelques semaines c’est rien alors je me permets et quelques jours suffisent pour faire des boules au ventre. Il y a il y a et aussi et aussi et puis encore tout ça et tout ce qu’on n’a pas dit. J’aime te voir clignoter mais parfois des rideaux peuvent aussi se fermer sur des fenêtres ouvertes. Les prises sont de contact et ça n’est pas pour rien et quand ça court-circuite naissent des étincelles. On a le droit qu’on veut et celui qu’on se donne et je préfère les angles dès lors qu’ils sont de vue. Loyauté ou Lâcheté à peu près la même chose dans les deux cas des ailes qui ne demandent qu’à voler. Je la devine au loin la peur de solitude ou de vacances gâchées et pourtant on s’approche. On sait ce que l’on quitte sans savoir ce qu’on trouve mais les songes d’été ne sont pas sans étoiles. On ne peut pas rater ça en restant sous la couette et le froid puis le chaud ça peut rendre malade. Artiste en nom de code peut-être était-ce écrit tu as dit et redit now you just have to go. 

    July 25

    La chute

     
    Saute-moi dans les bras. Tu es lourde, mais je ne te laisserai pas tomber. Saute, mais ne serre pas trop fort avec tes bras pour que je puisse encore respirer. Tu la vois la vie d'en haut, de ton perchoir au pull beige jean délavé cheveux bruns que tu caresses parfois, rarement, préférant t'agripper car toujours tu crois que le vide t'aspire et qu'il n'y aura plus d'air pour pouvoir respirer. Mais de l'oxygène je t'en donne, embrasse-moi. Ouvre la bouche, ne fais pas la dégoûtée, reçois ma langue et prends mon souffle, prends-le, je te le donne pour avancer. Regarde-moi, accroche-toi, n'aie plus peur, tu n'as plus les yeux dans le vague et tes pieds nus ne touchent plus terre, je suis ton île, tu ne partiras pas. Parle, mais parle je te dis, je prête oreille, temps, attention. Attention ! Arrête de me serrer si fort, de m'agripper si fort le cou, j'ai du mal à respirer. Tu glisses et tu serres, et plus tu glisses et plus tu serres et moins je respire. Mais pourquoi tu ne veux pas lâcher prise, lâche-moi, tu m'étouffes, je ne peux plus te tenir, je ne tiens plus, je te laisse tomber, je m'en vais. Tant pis si ton île disparaît, si tu te noies au milieu du vide, tu n'avais pas qu'à me croire, il te faut marcher comme tout le monde, parce qu'à te faire porter, tu te retrouveras seule.