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    October 21

    Echanges sur facebook en temps de crise financière

     

    Matei :

    La bourse ou la vie, une question des magots, à votre avis?

     

    Barbara :

    Ah bon, je croyais que c’était une question des six trouilles !

     

    Julie :

    Dans quel sens ? La bourse ou la vie ?
    Dans le sens western halloween ?
    Ou dans le sens "l'argent ne fait pas le bonheur" ?

     

    Matei :

    Héhé, justement ! Si c'est une question démago, le second prime, si j'ose m'exprimer ainsi, tandis que posée par des magots, en confondant l'existence et l'essence, on ne peut qu'imaginer une alternative terrible entre paix trolle et laid sens... Les six trouilles, quant à elles, comme reliquat des pêchés (haies ;-) capitaux (boursiers bien sûr) fonctionnent toujours pour faire vibrer la corde des époux vantés : 4*4, trekking au Machu Picchu, évasion vers un paradis fiscal, pavillon de complaisance sur la côte d’azur, soins esthétiques, bref, la sécurité : immortalité de lame, qui vit par l’épée. 

     

    Barbara :

    T’imagines si la Banque Centrale est renommée Banque Root (tu sais, le retour à des valeurs capitales - quoiqu'essentielles serait un mot plus approprié du coup) , ça ferait mauvais genre !

     

    Matei :

    En fin de compte, appeler une banque Root, si l'Europe fait des râles, ce ne serait que justice d'émaux crades (et camés). Et comme sous chaque arbre (cachant la forêt) on trouve un lutin, à la racine de la banque européenne, il y aurait la fée des rations. Pour un temps de crise, la solution me paraît acceptable. Qu'en penses-tu?

     

    Barbara :

    J'en pense malheureusement que la fée des rations continuera à plier les dos minés pour ne surtout pas froisser les lits blaireaux.
    Comme l'illustre si justement un proverbe inconnu : "fisc alité pour fats cultés ; con tribu ça quitte la dette".
    Bref, la croissance désastre, éclipse de thune, haute ruche où l'on implore la reine du pic me fait dire que les fées et les lutins ne devraient pas sous-estimer le pouvoir des chats !

     

    Matei :

    Alimentaire ma chère!! je dirais même plus, voilà des dits gestifs! Et à ce propos, tandis qu'on devise de l'aspect culation (pardon), que mille et un fats cultés scandent et construisent des maux d'elle pour conjurer les six trouilles, au chevet du fisc alité, on oublie l'essentiel: le radis qu'alité un homme peut à peine avaler est le seul légume survivant, perdu au milieu des champs de bio-carburant destiné à brûler dans la tonne d'acier nécessaire à tout bon lit-blaireau pour se déplacer. Les non pays grondent! Entre les griffes affûtées et les gueules affamées, les lutins et les fées des rations ont fort à faire. Malheureusement...

     

    October 20

    Haie-change sur facebook en temps de crise buissonnière

     

    Astrid publie la photo de la haie de son jardin messin : rougeâtre-marronnâtre, celle-ci est visiblement en train de mourir : « Et voilà la haie actuelle : une horreur ».

     

    Barbara :

    C'est Monsieur Sapin et Madame la Haie  qui étaient amoureux, et Monsieur Sapin ayant été sauvagement et injustement assassiné, maintenant Madame la Haie dép-haie-rit ! (Précisons qu'Astrid et son copain avaient bel et bien coupé un sapin dans leur jardin).

     

    Julie :

    Sapinera bien qui sapinera la dernière.

    C'est un complot ! Oui c'est ça ! Ce sont tes voisins qui étaient jaloux de voir une si belle haie pleine de joyeux lutins de haie et ils ont sauvagement assassiné cette belle haie en versant un dangereux "poison à haie" sur ses racines...
    Par contre, les petits lutins auraient pu te le dire quand même ! C'est pas des potes !!!

     

    Astrid :

    Les lutins ont dû se foutre en grève..., résultat c'est moi qui vais aller lui parler à la haie (puisqu'il faut parler aux plantes pour qu'elles soient belles). Et puis j'irais aussi lui passer de la musique ou lui lire des livres... euh, si j'ai le temps.. un de ces jours quoi !
    Ou alors faut que je rembauche des lutins !

     

    Matei :

    Pour la grève des lutins, l'analyse me paraît pertinente, (d'où le rouge). Un regret: c'eût été plus élégant pendant les fêtes de fin d'année. Par contre, toi qui travailles un pied dans la psychologie, comment peux tu penser qu'un changement d'environnement puisse déprimer la haie? Erreur de terminologie, ma chère, la rougeur caractéristique de l'immigré peut signaler une réaction inflammatoire face à des stimulations non répertoriées, une combustion spontanée ; ta haie s'est immolée en l'honneur de ton arrivée: sacrifice suprême que l'on rencontre souvent chez les haies indo-européennes depuis l'émergence de la civilisation de l'Indus, où les haies jouaient le rôle primordial que l'on sait, coutume transmise de haie en haie avec une ténacité remarquable, assiduité attestée aujourd'hui par la vivacité de nos clôtures végétales, particulièrement en Basse-Normandie, où elles déploient cette allure caractéristique des divinités hindoustani.

     

    Barbara :

    Pourquoi tant de haie ?
    Le monde est déjà bien assez dru comme ça...

     

    Julie :

    Une véritable ode à ta haie tout ceci !
    Si avec ça on ne lui a pas donné un petit peu de courage pour repousser, je ne comprends plus rien aux haies !
    Et c'est bien connu, les parisiens s'y connaissent très bien en haie !

     

    Matei :

    Mais absolument: haies de gendarmes, haies d'honneur, haies méchées (très fréquentes, celles-là, ambulantes et explosives de surcroît), haies résille et haies dentées (l'une préservant de l'autre, peut-être), j'en passe et des meilleures, bref, on est cernés par les haies, tant de haies, trop de haies, foutues racines!

     

    Barbara :

    Sans compter les haies nervées, prototype parisien bien connu en voie d'accumulation bien que poussant en territoire hostile !

     

    Matei :

    Tout à fait! D'ailleurs, ceci expliquant sans doute cela... la liturgie quotidienne de la vie citadine, spécialement haie lucubrée (ou plutôt lugubrée) pour faire de nous des haies cervelées.

    Mais haut les cœurs! haies qu'on nomme de tous les pays, haies, largissons nos horizons!! haies, mouvons nous en harmonie, haies tonnantes, haies plorées, haies prises, dérouillons nos troncs communs, haies tirons nos branches enchant'haies, pour couronner, entrelacées d'épines, équateur et cercles polaires, diadème sur front de terre sans frontières...

     

    Barbara :

    Haie lémentaire mon cher Watson, mais WooOooOoW, quelle envol-haie lyrique :)

    Il faut que je vous dise : ayant randonné longuement en forêt hier, j'en ai profité pour m'entretenir avec les arbres de notre suj-haie. Après tout, qui mieux que les arbres eux-mêmes sont-il le mieux à même de nous haie-clairer ? Bref. Je crois que l'arbre m'a livré le secr-haie : la haie, lassée des inclémences de l'été lorrain, a décidé de se mettre à la mode de l'été indien.

    Le hic, c'est que ne mélange pas l'in-haie et l'maquis qui veut !
    Quelle haie preuve !

     

    Matei :

    Je ne peux qu'acquiesc'haie à une d'haie monstration aussi subtile que magistrale, menée avec haie légance de la radicelle au bourgeon...et du fruit au cotylédon. Mes hommages et remerciements pour cette explication haie difiante!

     

    Barbara :

    Je ne manquerai pas de remercier notre arbre haie-rudy (oui, c'est son petit nom :-)

     

    Matei :

    Le mot de la faim n'est jamais qu'un apéritif! Le sujet est peut être épuis-haie, mais nous aurons sans doute d'autres occasions de faire appel à son éternelle sagesse ;-) L'agonie de la haie rouge s'éclipse doucement derrière la chute du billet vert...

    Qu'elle s'haie-panouisse! c'est la dernière haie, promis, on doit être pas loin des 110 mètres. Donc, le jugement dernier-haie !

     

    Barbara :

    L'overdose d'haie-roïne est-elle possible ? En tout cas, je me suis bien amus-haie, rien de tel qu'un peu de toxine botanique pour se dérid-haie !

     

    Matei :

    L'overdose, apogée et plongeon, est moins à craindre que l'accoutumance! Saura-t-on se montr' haie à la hauteur?

     

    Barbara :

    C'est difficile de se montr-haie à la hauteur avec tous ces sots en hautes heures !

     

    October 19

    En attendant l'un dit...

     

    Les lents demains de fête sang-tête, la journée parée longue en cernes lunes-à-tics ; la fatigue plane en nuit les reliefs cachets. Ses nerfs gisent. Le soleil a beau rayonner deux ors, elle préfère chauds sons, paix noire, café olé et l’ivre dort au plus marre. Haut final, la noire sœur en dix manches fera un cri miné l’oisive fée Néant.